Chers tous,

Prêts à plonger dans l’inconnu de 2020 ? Prêts pour de nouveaux défis, de nouvelles rencontres, de nouvelles joies ?

Prêts pour 4 nouvelles saisons ? Prêts pour les orages, la pluie, le gel mais aussi le soleil à gogo ?

Moi, je suis prête. Je sais que je serai avec vous, cette simple pensée m’émeut, vous m’apportez tant, faisant face à vos vies qui ne vous font pas de cadeaux… Je vous assure, 2020 sera belle, je vous le souhaite de tout mon cœur.

A n’en pas douter elle nous réserve bonnes surprises et galères… Peu importe, nous sommes forts et combattants. Nos sentiments nous trahissent, nos émotions nous jouent des tours, peu importe, nous sommes vivants.

Continuez à être fragile, à avoir des failles, c’est pour cela que vous êtes passionnants, ça ne doit jamais vous arrêter.

Je vous embrasse et doux et beau voyage en 2020.

Famille

 

N’avons-nous tous pas rêvé un jour d’en changer !

Famille, ce mot résonne comme sécurité, affection, confiance, paix, sincérité, c’est le cas parfois… En réalité, il est souvent synonyme de non-dits, de secrets, de jalousies, de silences insoutenables, de colères folles, d’injustices inexpliquées, de responsabilités non assumées.

Je nourris un espoir fou dans la famille, trop sûrement. J’ai toujours dit à mes fils que j’aime au-delà de tout, de privilégier la famille lorsque parfois ils préféraient sortir avec leurs copains plutôt que d’assister à une réunion familiale, leur disant que lorsqu’ils auraient un pépin ce serait la famille qui serait là et pas les amis. J’en doute finalement… J’ai mis toute mon énergie pour y croire pendant longtemps. Comme un axiome, un théorème, comme la terre est ronde. Mais la famille n’est pas ronde…

Je remarque fréquemment à votre contact et avec mon expérience de vie que la famille est souvent soit idéalisée soit fustigée, en fait elle n’est ni l’un ni l’autre, pas d’axiome, pas de théorème, pas de rondeur, elle est ce qu’elle est, déficiente souvent, blessante parfois, présente de temps en temps, aimante à l’occasion, égoïste la plupart du temps, généreuse quand ça l’arrange, silencieuse trop souvent, exigeante par intérêt, et surtout investie de façon tellement différente selon les membres de la famille entraînant d’importants déséquilibres.

Je vous invite à regarder votre famille avec objectivité, certains de vos idéaux seront mis à mal sûrement, mais vous irez mieux. Oubliez le devoir, soyez vrai. Et permettez à vos enfants de se soustraire aux obligations familiales !

J’utilise parfois un outil appelé psychogénéalogie, il est étonnant de voir à quel point, travailler avec un patient lui permet de remettre chaque personne de la famille à sa place et d’investir dans la relation de façon adéquate et enfin satisfaisante pour lui, parce-que pour grandir il ne faut pas se mentir, il faut cesser de fantasmer l’infantasmable, de rêver du père idéal, de la mère parfaite, du couple fidèle, de la famille sans casseroles, sans suicide, sans violence, sans injustice, sans préférence, sans souffrance, sans folie.

Pour bien transmettre à ses enfants, pour éviter les répétitions douloureuses vient un temps où il est nécessaire de comprendre, de regarder la réalité en face puis vient celui de l’acceptation, ce n’est pas sans obstacle mais indispensable et tellement équilibrant pour tous.

« Comme toutes les familles, nous sommes une famille à risques, on ne sait jamais d’où peut sortir le dérapage. Si nous n’avions pas grandi ensemble, nous n’aurions sans doute aucun atome crochu, tout simplement nous ne nous serions jamais rencontrés. Mais il y a cette enfance en commun, cette expérience ineffaçable plutôt qu’ineffable qui n’a pas fini de nous faire du bien ou du mal selon les moments » Extrait de « 3 jours chez ma mère » de François Weyergans.

L’importance de transgresser

 

En 2020, soyons fous, transgressons ! Raisonnablement, quoique….

J’encourage toujours mes patients à transgresser. Les diktats les « yaka », les « attention », les « surtout pas » les « tu dois », les « je t’interdis » au mieux nous frustrent et plus généralement font de nous des personnes angoissées qui avons peur de tout.

Et puis, il faut se poser la question de ce que nous transgressons, si ce sont des interdits parentaux ce n’est pas bien grave, je crois même que c’est très bien, rompre les chaînes pour se trouver, se créer, s’inventer, s’épanouir et s’envoler.

Je vous encourage à pousser la porte et à regarder ce qu’il y a derrière, au pire vous n’y trouverez pas grand-chose et au mieux vous apprendrez, vous découvrirez, vous grandirez. Essayez, au moins vous n’aurez pas de regrets. N’ayez pas peur de tomber, ne culpabilisez pas, écoutez-vous, devenez qui vous voulez être, oubliez les préjugés, refusez de vous soumettre aux évidences qui s’imposent comme la vérité, allez vers votre vérité, inventez vos normes, ne suivez pas celles des autres.

C’est en transgressant qu’on se trouve, en suivant ce qui nous anime intérieurement.

Transgresser nous construit, nous permet de découvrir nos potentiels, d’explorer nos peurs profondes, de les dépasser, d’avancer et de se débarrasser des vieux schémas qui n’ont d’autres effets que de nous enliser dans nos peurs.

Alors transgressez ! Grandissez !

Mes cadeaux clins d’oeil

Un blog que j’aime : eveensonjolijardin.com

Faites-moi plaisir : faites-vous plaisir et aller vous promener sur ce blog, c’est drôle, sensible, très doux, très fille, plein d’autodérision.

Ce n’est qu’un avant-goût, Eve est rentrée d’expatriation et nous prépare un nouveau blog, je vous en parle dans quelques mois, ce sera encore mieux, j’ai hâte !


Deux livres à lire absolument
 :

  • Né d’aucune femme de Franck Bouysse : la détresse d’un père, une jeune fille sans défense, le calcul et la manipulation jusqu’à l’impensable, l’instinct de survie, l’amour, la résilience.
  • La chambre de l’araignée de Mohammed Abdelnabi : l’homosexualité en Egypte, que de chemin à parcourir encore pour atteindre la tolérance, la reconnaissance de ces hommes et femmes aussi normaux que vous et moi. Quel beau roman !


Un poème d’amour pour que 2020 soit espoir et tendresse

Je t’aime parce-que je t’aime et voilà tout
et de t’aimer j’en arrive à ne pas t’aimer
et de t’attendre alors je ne t’attends plus
mon cœur peut en passer du froid à la brûlure

Je ne t’aime que parce-que c’est toi que j’aime,
et je te hais sans fin, te hais et te supplie,
et la mesure de mon amour voyageur
est de ne pas te voir, de t’aimer en aveugle.

Et si, la lumière de janvier, tu consumais
ton rayon cruel, et mon cœur tout entier
me dérobant la clef de la tranquillité ?

En cette histoire je n’arrive qu’à mourir
Et si je meurs d’amour, c’est parce-que je t’aime,
Parce-qu’amour je t’aime, et à feu et à sang.

Pablo Neruda – Extrait de son recueil de poèmes « La centaine d’amour »