Le printemps pointe le bout de son nez, les jours rallongent, les jonquilles éclatent comme des soleils, les oiseaux nous réveillent le matin, les femmes montrent leurs jambes et les hommes les regardent. Tout semble aller pour le mieux et pourtant… Le printemps peut être une période délicate pour certains d’entre vous, le soleil ne suffit pas toujours à voir la vie en rose, et on ne se sent jamais plus isolé et incompris que quand on va mal et que tout le monde vous dit que la vie est belle parce-que le soleil brille ! Si tout est compliqué pour vous en ce moment, venez me voir, pour tenir le coup, pour lâcher prise, pour décider de vous aimer tel que vous êtes.

Avant d’aborder le thème que je souhaite traiter dans cette lettre de mars, je souhaite vous remercier : le temps passe, un an que j’ai décidé d’exercer cette belle profession de psychothérapeute à plein temps et que je me suis installée à Versailles et Saint-Germain-en-Laye pour vous recevoir. Pas un jour où je ne l’ai regretté, je ne me lasse pas de vous écouter, de découvrir vos merveilleuses personnalités et vos infinies sensibilités. J’ai une chance inestimable que vous m’ayez choisi pour vous accompagner à traverser vos moments difficiles.

Aujourd’hui pour affronter les beaux jours et se préparer au bouillonnant printemps, je vais vous parler de colère, celle de nos enfants, celle de nos adolescents, et de la nôtre celle des adultes.

Bonne lecture

Nos amours et la colère

Nos amours et la colère

Les colères chez le petit enfant commencent généralement entre 18 mois et 2 ans, peu de parents y échappent, elles sont souvent impressionnantes, l’enfant hurle, se roule parterre, lance des objets, se cogne la tête contre les murs, rien ne peut le calmer : alors n’essayer pas de le calmer, attendez… Je sais, ce n’est pas facile de voir son enfant dans cet état et encore plus difficile quand on est dans un lieu public ! Mais bon ! Armez-vous de patience ! Entre 2 et 5 ans, rien d’alarmant, votre enfant ne sait pas encore gérer ses émotions, la colère est sa seule solution pour exprimer son anxiété, sa frustration, ses déceptions… Un seul conseil : restez zen, laissez passer la crise en gardant un œil sur lui et ne retournez vers lui que lorsqu’il est calmé puis consolez-le, parlez-lui, dites-lui que vous le comprenez !

A partir de 6 ans, tout est différent, la colère n’est plus une perte de contrôle mais une prise de contrôle, il punit le parent de la frustration qu’il subit, il peut être violent injurieux, il sait ce qu’il fait. A nouveau n’intervenez pas pendant les colères, s’il est insultant ou violent, envoyez le dans sa chambre en ayant bien vérifié qu’il y est en sécurité, il est totalement inutile d’essayer de de le raisonner pendant la crise. En revanche, lorsque le calme est revenu, prenez un moment pour échanger avec lui, reconnaissez ses émotions, apprenez-lui à régler les conflits, à exprimer sa colère (certains gestes et certaines paroles sont interdits !), à se calmer. Mimez des situations avec lui en utilisant des jouets et des situations de conflits avec ses copains. Donnez-lui des choix, une fois le choix fait il doit l’assumer les conséquences.

Montrez-lui l’exemple et n’oubliez jamais que pour l’enfant la colère est une façon de s’exprimer, elle est réparatrice.

Nos ados et la colère

Nos ados et la colère

L’adolescence est l’âge où tout change : le corps se transforme, la sexualité prend sa place, le besoin d’autonomie s’affirme, et c’est bien normal ! Tout ceci ne se fait pas sans bousculer l’enfant. Et c’est souvent dans la sphère familiale que s’exprime la colère, d’abord parce-que c’est l’endroit où il peut le faire en toute sécurité, mais aussi parce-que c’est le seul moyen qu’il a pour exprimer ses frustrations, pour se séparer de ses parents (lire mon article « nos adolescents, quand s’inquiéter ? »), pour évacuer ses sentiments d’injustice ou de jugement qu’il éprouve.

La colère est aussi soudaine qu’impressionnante, les portes claquent, les décibels fusent, elle redescend aussi vite qu’elle est montée. Même si ce n’est pas drôle, pas d’inquiétude… Ces moments d’opposition et d’agressivité sont salutaires, l’adolescent à sa manière se construit, s’individualise, s’autonomise, construit sa personnalité et son mode de pensée. Nous le savons tous, à l’adolescence, les conflits sont inévitables et nécessaires !

Il est en général en colère contre lui-même. Pour l’aider : renforcez son estime de lui, reconnaissez-le comme une personne unique et dites-lui, comprenez-le, respectez son territoire, ne le jugez pas sévèrement, il fait comme il peut pour traverser cette période éminemment compliquée, donnez-lui le droit à l’erreur.

Pas toujours facile ! Souvenez-vous de votre adolescence.

Nous et la colère

Nous et la colère

Nous, adultes, n’échappons pas à la colère, elle est le résultat d’une frustration, les choses ne se passent pas comme on l’avait désiré, une de nos valeurs est attaquée, une de nos attentes est remise en cause. C’est une émotion qui n’est pas négative, qui permet de nous défendre et de nous protéger, mais quand elle devient trop fréquente, rien ne va plus, surtout pour l’entourage.

Nous ne sommes pas égaux face à la colère, certains d’entre nous se maitrisent mieux que d’autres. Alors aujourd’hui parlons du vrai colérique, pour qui les colères sont récurrentes, de celui qui ne supporte pas d’être contrarié. Un message non transmis, une décision prise sans le consulter, la moindre chose qui change son programme et il se déchaine, laissant souvent la personne spectatrice de la crise sans voix.

La personne colérique est une personne qui a vécu des blessures d’enfance non résolues, elle a souvent grandi dans un environnement familial ou la violence verbale et physique était un mode de fonctionnement, elle gère difficilement ses émotions et se sent agresser quand on ne pense pas comme elle. Exprimer ce qu’elle ressent n’est pas simple. Le meilleur moyen de prévenir la colère est de ne pas laisser s’installer de non-dits.

2 ou 3 conseils pour maitriser sa colère :

Changer de pièce.
– Respirer lentement et profondément.
– Se concentrer sur les sensations physiques de la colère.

Les personnes qui vivent avec un colérique en viennent à ne plus être elles-mêmes, elles anticipent, se taisent souvent, prennent des milliers de précautions pour ne pas froisser, plus rien n’est naturel et s’est destructeur…

2 ou 3 conseils si c’est vous qui recevez la colère de quelqu’un :

– Surtout restez calme et n’essayez pas d’intervenir, d’argumenter pendant la colère vous ne feriez qu’envenimer les choses.
– Puis une fois la colère redescendue, écoutez sans interrompre.
– Une fois que vous avez compris la raison de l’emportement, demandez à la personne ce qu’elle attend de vous, ceci permet en général de la calmer elle se sent comprise et écoutée.

Et méditez cette phrase de Benjamin Franklin : « Tout ce qui est commencé dans la colère se termine dans la honte. » 

Mes clins d’oeil

Mes clins d'oeil

Parce-que cette histoire pourrait être la mienne, parce-que c’est merveilleusement écrit, parce-que la musique m’emporte, parce-que le clip est beau : https://www.youtube.com/watch?v=gm328Z0JKjA

Parce-que je trouve ce sketch sur le déni de grossesse tellement drôle :
https://www.youtube.com/watch?v=NGnigNw4M2E

Parce-que j’aime beaucoup ce proverbe africain  et parce-que l’on grandit jusqu’au bout de notre vie :

« Petit à petit je deviens de moins en moins petit. »

Mon film de mars

Nos vies formidables

Voici un film très touchant qui traite le sujet de l’addiction. Une dizaines d’hommes et de femmes addicts à toutes sortes de substance sont isolés à la campagne pour tenter de se soigner. Pas de drogue, pas d’alcool, pas de médicaments, juste se soutenir, parler, respirer, dormir, résister, partager, vivre ensemble…

La recette de Flo

De retour de la montagne, Flo nous propose une recette savoyarde, pas très light… mais tellement bonne…

croziflette

La Croziflette

Ingrédients

– 150 g de Crozets au sarrasin
– 
150 g de Crozets nature
– 
250 g de lardons
1 oignon
– 1 reblochon (environ 400 g)
– 
50 cl de crème fraîche

Préparation

– Faire cuire les Crozets en les plongeant 15 min dans un grand volume d’eau bouillante salée (10 fois le volume de Crozets).
– Émincer l’oignon, faire revenir les lardons, et couper le reblochon en dés.
– Faire roussir l’oignon.
– Les verser dans un grand plat à gratin, ajouter les lardons, l’oignon, la moitié des dés de reblochon et la crème fraîche.
– Mélanger et répartir ensuite les dés de reblochon restants sur le dessus du plat. Faire gratiner 5 à 10 min à four chaud (180°C). Servir accompagné d’une salade.