Nous voilà en novembre et j’éprouve le besoin de vous donner des nouvelles.

Novembre est un mois mal-aimé par beaucoup d’entre nous.

Je viens donc vous distraire de la grisaille et du froid avec cette nouvelle lettre et j’ai décidé de vous parler de nos enfants et de leur bonheur, de la dépression et de ses signes avant-coureurs (mois de novembre oblige !), de mes dernières lectures et de partager avec vous la délicieuse recette du Mouhalabia de ma douce amie Flo.

Nos amours et le bonheur

Le bonheur de nos enfants est certainement de loin ce qui nous importe le plus. Une enquête a été menée cette année par le magazine Astrapi auprès d’enfants de 7 à 11 ans afin d’en savoir plus sur ce qui les rendait heureux.

Bien-sûr, avant de parler du bonheur de nos enfants, il est indispensable que leurs besoins fondamentaux soient respectés : qu’ils vivent dans un environnement sans violence, qu’ils aient un toit, qu’ils mangent à leur faim, qu’ils reçoivent les soins d’hygiène indispensables à leur bien-être physique, en d’autres termes qu’ils soient en sécurité affective, sociale et environnementale.

L’enquête révèle que ce qui rend nos enfants heureux est par ordre d’importance :

– Des parents qui les aiment
– Avoir des amis
– Avoir du temps pour jouer

Avoir des parents qui les aiment nous paraît bien-sûr à tous évident, se faire des amis peut-être un peu moins pour certains d’entre nous, alors donnons-leur la possibilité de cultiver leurs amitiés, invitons les copains à la maison, organisons des sorties avec un copain ou une copine, intéressons-nous à leurs relations… Et troisième point : les enfants ont besoin de temps, c’est quelque chose que nous, parents, ne devons jamais oublier, ne surchargeons pas nos enfants d’activités, laissons-les rêver, jouer à leur guise, ne les dérangeons pas.

Rien de bien compliqué en somme…

Ce que ne dit pas l’enquête, parce-que le sujet est le bonheur, c’est ce qui rend malheureux nos enfants. Et ce qui rend malheureux nos enfants bien avant le divorce, bien avant être orphelin (aussi incroyable que cela puisse paraître), ce sont les conflits entre leurs parents.

Beaucoup de parents me disent : « mais nous ne nous disputons jamais devant eux », c’est oublier que les enfants ressentent tout : les tensions, les non-dits…

Alors, mon conseil de novembre est le suivant : aimez-vous, nourrissez, coucounez, chouchoutez, soignez votre couple chaque jour, et surtout ne dites jamais « nous ne nous entendons plus mais nous restons ensemble pour les enfants » , c’est leur faire endosser une responsabilité qu’il n’ont en aucun cas à assumer.

La dépression et ses signes avant-coureurs

Le mois de novembre, la grisaille, les journées courtes sont souvent associées à la tristesse. Et c’est vrai qu’en cette saison un bon nombre d’entre-nous n’est pas au mieux de sa forme. Il s’agit de ne pas confondre une baisse de moral passagère et une dépression. Voici quelques signes qui vous aideront à détecter si une possible dépression s’installe :

– Réveil nocturne récurrent autour de 4h du matin
– Tristesse le matin au moment de se lever
– Pleurs fréquents
– Envie de manger notamment des aliments réconfortants ou absence d’appétit
– Votre lit est votre refuge
– Un désintérêt total pour la majorité des activités, absence de plaisir et d’envies
– Dévalorisation de sa personne
– Fatigue
– Lenteur : la personne atteinte de dépression est sans entrain
– Troubles de concentration
– Idées noires

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces symptômes, faites-vous aider, ne restez pas seul avec votre mal-être et consultez rapidement. La dépression est un état très douloureux, ne la laissez pas s’installer ni chez-vous ni chez vos proches.

Un autre conseil de novembre : ne dites jamais à une personne dépressive « bouge-toi, secoue-toi », il ne peut pas. Si vous avez la lourde tâche d’accompagner un de vos proches touché par cette terrible maladie, soyez patient, écoutez, entourez, acceptez, proposez de petites activités à deux, réjouissez-vous du moindre sourire. La route est longue mais aimé et bien soigné, ne doutez jamais qu’il retrouvera sa joie de vivre.

Mon clin d’oeil de novembre

Et si pour égayer le mois novembre, on se moquait du tout psy !!!!!

Regardez ici la vidéo « La drôle d’humeur de Nora Hamzawi, Parlez-vous psy ? 

Quelques livres sympas

Je me dois d’être honnête avec vous, ce livre n’est pas une nouveauté de la rentrée, je l’ai lu il y a 2 ans et j’y pense encore. L’histoire commence avec la naissance de 2 jumelles au Ghana au 18ème siècle et se termine de nos jours.
Elles ont, ainsi que leurs descendance, 2 destins totalement opposés.
C’est passionnant, bouleversant et apporte un bel éclairage sur la condition noire en Amérique et en Afrique.

Que choisir : la passion amoureuse ou la passion professionnelle ? Pas si simple…
Peut-on jamais être complet ?

Ce livre parle d’éducation, de culture, de déracinement, de religion, de tradition…
Quelle difficulté d’être soi-même et de faire les choses pour soi !
J’ai beaucoup aimé.

La recette de Flo

Le Mouhalabia (dessert libanais) pour 6 personnes

Ingrédients :

– 50 cl de lait
– 3 cuillères à soupe de sucre semoule
– 3 cuillères à soupe d’eau de rose
– 3 cuillères à soupe de farine de riz
– 1/2 cuillère à café de cardamome moulue
– 1 dose de safran

. Délayez la farine de riz avec un peu de lait, mettez le reste du lait dans une casserole, portez à ébullition, puis baissez le feu puis ajoutez le sucre dans une casserole, mélangez le tout

. Versez peu à peu la farine de riz délayée en remuant sans cesse jusqu’à nouvelle ébullition.

. Ajoutez la cardamome, le safran et l’eau de rose, prolongez la cuisson à feu très doux pendant 5 minutes.

. Répartissez le Mouhalabia dans des coupes individuelles en verre de préférence, laissez refroidir et maintenez au frais jusqu’au moment de servir.

Décorez avec des pistaches ou amandes pilées.

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