loader image

Englué

8 Juil 2026 | Article audio

Vous me fascinez et je me fascine moi-même car je fais exactement comme vous !

Vous avez une facilité à choisir la souffrance surtout quand il s’agit de prendre des décisions.

Et ceci dans toutes les circonstances : relation amoureuse, travail insatisfaisant pour ne pas dire traumatisant, conflit familial, addictions, démons de toutes sortes, etc…

Vous savez, mais vous restez, vous souffrez, mais vous persistez, vous savez avec certitude, vous souffrez à en crever mais vous ne bougez pas et arrivez à trouver des arguments auxquels personne ne croit même pas vous !
Faisons un peu le tour du sujet :

– Relation amoureuse
Il/elle ne vous aime plus, ou peut-être il ou elle vous aime toujours mais tellement mal, ou est-ce vous qui avez perdu la flamme, peu importe. Mais vous restez. Vous lui trouvez tous les défauts du monde ou acceptez l’inacceptable. Mais vous restez. Les excuses sont nombreuses : les enfants, le confort de la maison, l’aisance financière… les qu’en dira-t-on, les… vous ne savez même plus à force de réfléchir et d’être insatisfait(e).

– Travail insatisfaisant

Des mois que vous vous ennuyez, des mois que vous êtes maltraité, des mois qu’on vous demande l’impossible, des mois que vous y allez à reculons. Mais vous restez. Des mois que vous pensez à refaire votre CV, des mois que vous refusez de regarder les offres d’emploi. Et vous restez. Les justifications sont nombreuses : la proximité de la maison, les avantages du CE, le nombre de RTT et que sais-je, mais vous dormez mal, vous ne supportez plus rien.

– Conflit familial

Des années que vous supportez cette pièce rapportée qui met la zizanie dans la famille au point que toute réunion familiale est devenue une corvée et que vous voudriez bien être capable de décider de ne plus y aller du tout. Des années de non-dits au point qu’ils sont risibles parce que ces non-dits tout le monde les connaît. Des années que vous endossez le rôle du laissé-pour-compte, du casse-pieds de la famille… sauf que vous, vous n’avez jamais fait de casting et n’avez jamais demandé ce rôle. Mais vous vous taisez. Vous êtes loyal, fidèle à une éducation qui ne vous correspond pas. Les raisons sont nombreuses : la peur de passer pour la fille/le fils indigne, le sens du devoir… et ça vous torture, ce n’est pas que vous n’avez pas votre place, c’est que cette place ne vous convient pas.

– L’addiction

C’est cette sensibilité à fleur de peau, ce besoin incommensurable d’être aimé, ce sentiment de vide, ce mal être, cette absence de sens, qui vous a amené petit à petit à boire trop, à manger trop, à fumer trop, à  vous droguer trop. Peut-être est-ce le seul endroit où vous vous donnez des permissions. Bien sûr vous savez qu’il faut arrêter, que votre santé en dépend. La honte vous assaille, votre poids, vos états d’ivresse, vos refuges cotonneux, mais ça vous réconforte, comble un vide, vous aide à fuir une réalité qui vous insécurise. C’est tellement dur, vous ne savez pas pourquoi ça vous aide à être plus gai, à oublier, à supporter. Alors vous continuez, honteux !

– Démons de toutes sortes

Et puis, il y a toutes ces peurs inexpliquées qui encombrent et compliquent votre vie. Les phobies multiples, l’anxiété, la peur de tout et de rien : les araignées, l’avion, les hauteurs, l’ascenseur, la foule, l’école, la maladie… Les manies :  le rangement, la propreté, l’impossibilité de jeter, la vérification des fenêtres fermées, du gaz éteint, du téléphone dans sa poche… Tout ceci est parfaitement irrationnel mais allez savoir pourquoi ça vous rassure ou ça vous effraie et en conséquence vous perdez un temps fou à éviter, vérifier, anticiper… Il faudrait que ça cesse, prendre des dispositions pour que ça change, mais aussi bête que ce soit vous ne savez pas comment faire.

Face à toutes ces situations insatisfaisantes, il est terrible de constater qu’on ne bouge pas, qu’on s’enlise, qu’on s’applique à ne rien changer… demain, plus tard, et tant pis pour la tristesse, les maux de dos et les migraines, les humiliations et les dépendances… demain, demain, demain et parfois jamais et à l’aube de votre grand départ les regrets de ne pas avoir osé, d’avoir accepté l’inacceptable vont vous assaillir, vous le savez. Je suis toujours étonnée par les gens à qui l’on pose la question « et si c’était à refaire ? » et qui répondent « je referais exactement la même chose ». Est-ce possible ? votre vie a été si réussie ? quel narcissisme ! N’auriez-vous pas envie d’avoir plus profité de vos enfants, d’avoir choisi un conjoint qui vous convienne mieux et d’avoir ainsi éviter de multiples concessions inconcevables et l’adultère. N’auriez-vous pas envie d’avoir voyagé plus ou… moins pour l’équilibre de la planète, d’avoir osé accepter ce travail qui vous promettait une carrière à votre image, d’avoir moins bu, moins fumé, mieux mangé pour une santé meilleure. N’auriez-vous pas eu envie de ne pas avoir embêté la terre entière avec votre sale caractère, vos peurs de tout et de rien. N’auriez-vous pas voulu avoir mille vies plutôt que d’être resté dans votre vie plan-plan ? Vous savez que vous avez été très imparfait et que vous n’avez à en vouloir qu’à vous-même.

Nous devons admettre que nous sommes incomplets, nous sommes doués pour certains pans de vie et sommes tous englués dans des schémas contre-productifs et handicapants dans d’autres pans de vie. A chacun son ou ses talons d’Achille.

En réalité, vous n’êtes pas fier de vous face à votre talon d’Achille parce que vous savez pourquoi vous n’agissez pas : la peur : du vide, de la solitude, de l’inconnu, de l’échec … vous avez peur du changement. Vous avez bien le vague espoir que ça s’arrangera tout seul mais vous savez très bien que ça relèverait du miracle. Si vous ne décidez rien, la vie continuera semblable à hier.

L’indécision repose beaucoup sur le manque de confiance en soi et inconsciemment pour ne pas décider, on s’invente des peurs, des excuses. Alors plus d’excuses, faites un premier pas puis un deuxième, à votre rythme, vous verrez les peurs disparaîtront, et les opportunités apparaîtront, écoutez-vous, êtes-vous à votre place, est-ce que cette relation, ce travail, cette addiction vous convient, soyez honnête avec vous et agissez en conséquence, cessez d’analyser et accepter l’incertitude. En agissant vous construirez votre confiance en soi et serez fier de prendre des décisions fondées sur ce que vous voulez. Vous cesserez de subir, c’est vital.

Commencez par faire la distinction entre ressentis associés à vos peurs et ressentis associés à vos besoins pour être épanoui et artisan de votre vie. Les premiers vous empêchent de décider et de construire en accord avec vos besoins, les seconds sont beaucoup plus confortables mais sont parasités et paralysés par les premiers. Les premiers impliquent l’immobilisme, les seconds de vaincre les premiers, mais vous permettront de construire l’endroit précis où vous avez envie de résider.

N’hésitez pas à venir me voir pour dénouer tout ça, comprendre puis entreprendre.

Vous êtes unique,

Je vous embrasse.

J’ai écouté

Si besoin, le podcast de Nicolas Demorand sur France Inter

Podcast très touchant ou le non avouable est dit avec simplicité et justesse, je me suis retrouvée dans certains épisodes, j’ai vraiment aimé.

J’ai découvert

ARTE RADIO

Ça foisonne de podcasts plus intéressants les uns que les autres notamment :

Un autre homme est possible

https://www.arteradio.com/son/un-autre-homme-est-possible

Des parents pas comme les autres

https://www.arteradio.com/son/des-parents-comme-les-autres

J’ai vu

La grande vie, Compagnie Manon Bouquet, théâtre du 13e art 

Ce spectacle de danse explore les émotions à travers l’amitié, le couple, la solitude, l’ego, la famille, le collectif. Très contemporain, très sensible, très beau.

J’ai ri

Et si ça faisait du bien de se moquer de soi-même :

Craquage psy de Diane Segard

https://www.youtube.com/watch?v=6979U6aO8kY

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

− 1 = 4

Newsletter

En vous abonnant à ma newsletter, vous recevrez mes articles et vidéos.

Votre E-Mail ne sera communiqué à aucun tiers. Pour vous désinscrire, consultez la page RGPD et Cookies.

Vous êtes bien inscrit.e sur ma Newsletter, Merci.