Valérie Chédru Ma lettre de l'été

Voilà l’été, le soleil, les vacances et avec eux je vous le souhaite l’insouciance, le farniente, la découverte, les rencontres…

Qu’allez-vous faire pendant cet intermède sans contrainte ?

  • Vous la couler douce
  • Découvrir le monde
  • Bouger votre corps
  • Aimer à en perdre la raison
  • Faire la fête jusqu’au bout de la nuit
  • Flâner, le nez au vent
  • Assouvir votre passion

Ecoutez-vous et faites ce dont profondément vous avez besoin, soyez égoïste juste ce qu’il faut et faites-vous du bien.

La période m’amène tout naturellement à vous parler de lenteur et de la parole que nous devons à nos enfants.

Ma Flo a pensé à une recette pleine de peps et de douceur à la fois. A vos fourneaux ! Vous avez du temps… c’est le moment de tester ses délicieuses recettes.

Je vous invite également à lire ou relire ma lettre de l’été 2018, vous y trouverez un article sur les devoirs de vacances et un article vous donnant des conseils pour évacuer le stress pendant votre pause estivale.

Bonne lecture et bel été

La lenteur

La lenteur

Nous sommes dans une société de l’impatience, nous voulons tout, tout de suite : des résultats, de la performance, de l’excellence ! Nous ne devons pas être réactifs, nous devons être « hyper réactifs » ! Il faut être beau, fort, intelligent, performant, irréprochable et rapidement !!!! Et si vous ne l’êtes pas, vous devenez jetable !

Il ne fait pas bon être lent, il y a des deadlines pour toutes les tâches, il faut tout faire vite et je constate avec tristesse que l’on préfère un travail terminé à un travail bien fait !

Pas de semaine où je ne reçoive dans mon cabinet un enfant, un adolescent parfaitement intelligent dont les parents et les professeurs s’inquiètent parce-qu’il n’a pas le rythme souhaité. Alors que l’enfant, l’adolescent va très bien, juste rêveur, créatif, lumineux, profond, sensible.

Bien-sûr, je n’ai aucun pouvoir sur ça, juste celui de le dénoncer.

C’est les vacances, alors si nous décidions de donner congé à la performance et à la vitesse et de ralentir :

Mangeons lentement

Hâtons-nous avec lenteur

Faisons l’amour infiniment doucement

Noyons-nous dans la sieste

Contemplons

Perdons notre temps

Ne courons pas, marchons

Et n’oublions pas que la lenteur est le rythme de l’amour, de la tendresse, de la conversation, de l’attention à l’autre, de l’érotisme.

Nos amours et l’importance de dire

Nos amours et l’importance de leur dire

Nous communiquons dès le berceau avec nos tout-petits à l’aide de nos 5 sens :

  • Le regard

Vous ne pouvez pas ne pas avoir remarqué que le bébé regarde avec intensité la personne qui s’occupe de lui, cherchant à communiquer de toute son énergie. D’ailleurs, je milite pour la poussette face à face, pendant les promenades l’enfant a avant tout envie de regarder sa maman et de partager les émotions de la balade avec elle, il se fiche de voir les voitures, les gens… Ce qu’il veut, c’est communiquer et échanger avec sa maman.

  • Le toucher

Quoi de plus doux que d’être bercé, qu’un bisou, un massage, une caresse, tout parent a le souvenir ému de son enfant se blottissant dans ses bras et le serrant fort.

  • Le goût

Le bébé suce, tête, adore le goût du lait de sa maman, les petits sont attirés par la douceur du sucré.

  • L’odeur

Lorsque j’étais étudiante, une de mes amies habitait Feyzin, cette ville aux nombreuses usines chimiques. A l’époque, le seul souvenir que j’avais de Feyzin, les quelques fois où je l’avais traversée sur la route des vacances, était son odeur nauséabonde. Je lui en fis part et à mon étonnement elle me répondit que non seulement elle adorait cette odeur mais qu’elle la réconfortait : « lorsque je rentrais de week-end avec mes parents en voiture, quand je sentais cette odeur, je savais que j’arrivais à la maison que j’allais retrouver ma chambre, mes jouets, mon univers à moi, ma sécurité » m’a-t-elle confié.

  • La parole

Vous ne pouvez pas ne pas comprendre après ce qui vient d’être évoqué que si nous décidons de taire nos émotions nos 4 autres sens les trahissent.

Françoise Dolto disait « L’enfant sent tout il faut lui parler juste. »

Ne cachez rien à votre enfant, certaines choses peuvent être difficiles à dire : l’annonce d’un décès, d’un suicide, d’un accident, d’une maladie, d’une séparation, d’un drame, l’inavouable…

Si votre parole se tait, vos 4 sens disent, et votre enfant qui ressent que votre comportement est en désaccord avec votre discours s’angoisse, s’inquiète de ce qui se passe réellement, il a besoin que vos mots soient en accord avec votre corps, vous lui devez la vérité, son équilibre en dépend.

Parlez- lui simplement avec vos mots, pas de métaphores, on ne dit pas à un enfant que son grand-père est parti au ciel, il va attendre qu’il revienne du ciel, on lui dit qu’il est mort, que son cœur ne bat plus, qu’on ne le verra plus, on l’emmène à l’enterrement (même bébé) et on lui montre où il est enterré.

C’est comme ça qu’un vrai climat de confiance s’instaure entre les parents et les enfants, et grâce à ça qu’un enfant osera se confier à vous sur les difficultés importantes de sa vie, je pense à toute maltraitance qui pourrait lui être faite, parce-que à chaque fois qu’il s’est passé quelque chose de grave dans la famille vous lui en avez parlé. Montrez-lui l’exemple ne lui mentez pas, ne lui cachez rien, ne l’excluez jamais.

Dolto disait aussi :

« L’enfant a toujours l’intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit. »

Mes clins d’oeil

Mes clins d’œil

Pour danser cet été : https://www.youtube.com/watch?v=pg_YV40UI3E

Papa répond : https://www.youtube.com/watch?v=5_KlBQqPozk

La recette de Flo

C’est tellement bon les vacances avec Flo.

Magret de canard aux mangues poivrées, purée de patates douces au gingembre

Magret de canard aux mangues poivrées, purée de patates douces au gingembre

Pour 6 personnes, 20 minutes de préparation, 20 minutes de cuisson

Ingrédients

– Magrets de canard : 3 pièces
– 1 orange
– 1 mangue
– 10g de miel
– 5g de poivre vert
– 5g de poivre de sichuan
– 2 pincées de sel fin
– 500g de patates douces rouges
– 500g de pommes de terre à chair farineuse
– 15g de sel
– 20g de gingembre frais
– 100g de beurre doux
– 10cl de lait demi-écrémé

Préparation

– Préchauffer le four à 200 °C.
– Éplucher la mangue avec un pèle-tomate, puis l’émincer en fines lamelles. Couper l’orange en 2 pour en presser le jus.
Dégraisser les magrets de canard et quadriller la peau.
– Éplucher les patates douces et les pommes de terre. Les couper en gros cubes et les rincer, puis les mettre dans une casserole et les recouvrir d’eau froide. Ajouter du gros sel et cuire 5 min à partir de l’ébullition. Une fois les pommes de terre et les patates douces cuites, les égoutter puis les écraser à l’aide du fouet. Ajouter ensuite le gingembre, puis le beurre en petits morceaux. Finir de fouetter la purée avec un peu de lait et rectifier l’assaisonnement.
– Dans une poêle, colorer les magrets du côté peau d’abord, les assaisonner avec le sel et les poivres, puis les retourner et les retirer sur une plaque allant au four. Terminer leur cuisson 5 min à 200 °C.
Dégraisser la poêle, ajouter le miel et laisser caraméliser avant ajouter la mangue émincée et le jus d’orange. Cuire 2 min et réserver cette sauce sirupeuse pour la servir avec les magrets.
– Découper le magret en fines tranches.
– Sur une assiette plate, dresser la purée dans un cercle et disposer le magret coupé en lamelles, puis arroser de jus de mangue.