Valérie Chédru, Hypnothérapeute - Ma lettre de Novembre 2019

Novembre est là. Il pleut, il fait froid. Blottissez-vous dans ma lettre  !

Depuis quelques jours nous avons allumé le chauffage, retrouvé nos douces écharpes, ressorti notre manteau, enfilé nos pulls chauds, la couette a repris sa place sur le lit. 
La canicule ayant pris congé, votre conjoint se colle à nouveau contre vous pour dormir, et pour ceux qui n’ont pas de conjoint vous vous glissez avec délice sous votre couette avec des grosses chaussettes, un bon bouquin et une tisane chaude à portée de main. Plutôt sympa finalement  ! Le cocooning reprend sa place.

Parce qu’en Novembre on en a plus besoin que jamais je vous parle aujourd’hui de douceur.
Parce qu’elle ne sert pas à grand-chose mais que souvent elle nous hante je vais faire un sort à la culpabilité.
Et puis aussi un livre, des films que j’ai adorés, un chanson entrainante…

Bonne lecture

La douceur

 

La douceur c’est lumineux, mystérieux, fascinant, à la frontière de l’intérieur et de l’extérieur, quelque chose d’une fraicheur, d’une naïveté, d’une intimité, d’une fragilité.

Elle est caresse, elle est regard, c’est une intonation de voix, un goût, une odeur d’enfance.

Elle a quelque chose du câlin. Elle n’est ni mièvre ni signe de faiblesse.

Elle est un peu tout ça, elle est magique, elle est subtile, elle est indulgente, en tout cas elle fait du bien, elle apaise, elle rassure, elle émeut.

Je ne sais pas vous, mais moi elle m’est indispensable, elle me réconcilie avec la vie. On est bien là où il y a de la douceur, on a envie de s’y installer.

Je me demande parfois si le zen, le yoga, le bien-être ne sont pas tout simplement une recherche de douceur, de cette douceur qui nous manque cruellement dans cette société d’immédiateté, de paraitre, de toujours plus. 

Alors pour toutes ces raisons, cultivez votre douceur et partagez-la. 

Je ne sais pas vraiment comment la développer, mais je ne peux que vous encourager à lâcher prise, à laisser votre cœur et vos émotions s’exprimer, à être authentique, à ne pas craindre de montrer vos failles, à cesser d’avoir peur de ce qu’on pourrait penser de vous, à ne rien calculer.

Si douceur vous donnez, douceur vous recevrez, montrez l’exemple.

La culpabilité

 

Bien-sûr je ne parle pas ici de grand-banditisme, de violeurs, de terroristes. Je parle de vous et de moi, individus avec notre histoire de vie parfois lourde, parfois légère, mouvante, nos erreurs, nos expériences.

Chaque jour, je vous écoute et suis souvent interloquée par vos  :

  • Je m’en veux.
  • J’aurais dû…
  • Je n’en dors plus la nuit.
  • Ça me hante.
  • Depuis je n’y arrive plus, je remets tout au lendemain.

La culpabilité, ce sentiment, bien impossible, de vouloir revenir en arrière pour faire différemment qui vous suit et ne vous lâche pas.

Les raisons sont parfois anodines, parfois pas  :

  • Un ado qui a dit un mot blessant à un de ses amis.
  • La main que vous n’avez pas pu tenir au décès d’un proche.
  • La douleur infligée à votre conjoint lors d’une séparation
  • L’au-revoir que vous n’avez pas dit.
  • Le gâteau que vous n’auriez pas dû manger, vous avez commencé un régime hier  !
  • Les amours buissonnières
  • Les études abandonnées
  • Un cours séché
  • Le SDF que vous avez ignoré
  • Les échecs de toutes sortes
  • L’enfant que vous avez humilié
  • Etc, etc …

La culpabilité est une émotion nécessaire, elle est un peu votre conscience, elle vous signale que vous avez mal agi, transgressé, dépasser les limites. Mais elle doit rester raisonnable. Son plus gros défaut est d’agir à postériori, c’est trop tard vous ne pouvez plus rien faire, alors analysez, comprenez, pardonnez-vous et avancez.

La culpabilité est un jugement de soi-même face à la morale, des valeurs, une éducation. Plus vous avez eu une éducation stricte, exigeante, jugeante, et plus la culpabilité vous empêchera d’avancer, vous êtes le petit enfant qui a peur de décevoir son papa et sa maman et la culpabilité vous empêche de briller, de vous épanouir, d’être qui vous désirez être.

Cessez de vous punir, écoutez vos besoins, faites ce que vous ressentez au plus profond de vous, n’agissez pas en imaginant ce que papa ou quiconque pourrait dire, agissez en fonction de ce qui vous anime, de vos besoins, vous êtes unique, vivez qui vous êtes. Donnez-vous le droit de vivre à votre manière, multipliez les expériences sans arrière-pensées.

Mes clins d’oeil

J’ai vu 

  • « Les hirondelles de Kaboul », c’est tout  : beau, dramatique, fort, terrifiant, poétique, sentimental, résistant.
  • « Ceux qui travaillent », rien de plus banal aujourd’hui, un cadre supérieur perd son travail pour avoir voulu trop bien faire… Terriblement actuel… ce n’est ni beau, ni poétique, ni sentimental.. plutôt l’impuissance après la puissance, la culpabilité quand avant elle aurait été récompense, c’est flou presque glauque… Ce film pose les questions de ce que les entreprises sont prêtes à faire pour quelques milliers d’euros de plus et surtout de qui en endosse la responsabilité… 
  • « Hors Normes », je l’ai vu avec mon fils 18 ans et Florentine 31 ans. Je dois avouer que je les ai un peu poussés dans le choix de ce film. Ils n’ont pas regretté, ils ont adoré  ! Le sujet, la prise en charge des autistes lourds, peut sembler bien peu fun pour certains d’entre vous, détrompez-vous, ce film est touchant, sensible, drôle, bousculant. Courez le voir.
  • « Pour Sama », ce documentaire, nous a touché Anatole et moi, au plus profond de nous-même. La cruauté de la dictature de Bachar El Assad, la révolution et l’espoir de liberté des jeunes syriens, la résistance en modèle pour les enfants, le dévouement d’un médecin dans son hôpital de fortune jusqu’au dernier jour, et malgré l’horreur absolue la vie et ses droits : l’amour, l’amitié, les naissances, les larmes et les rires… Vous ne pouvez pas passer à côté de ce film.

J’ai lu  :

  • « Le bal des folles » : des femmes réduites à l’impuissance, des hommes se croyant tous puissants décidant de leur destin, et pourtant elles se débattent avec toute leur âme pour donner ou trouver encore un sens à leurs vies.

J’ai ri  :

J’ai écouté  :