Rentrer chez soi
Je suis à l’aéroport, j’attends un avion qui se fait beaucoup attendre. J’ai eu de belles vacances avec mes 2 fils puis quelques jours chez des amis. Tout était bien, mais j’ai envie de rentrer, retrouver ma maison, mon lit, mes habitudes. Ma vie a été peuplée de voyages, pour le travail beaucoup, pour les loisirs un peu, mais toujours la même chose : cette envie de rentrer, de retrouver le familier. Les racines. La sécurité. Le réconfortant. Ça s’appelle « poser ses valises » je crois, être dans un endroit qui s’inscrit dans le temps, où vous avez vos marques. Ça s’appelle « le retour au bercail » aussi, être dans un endroit qui vous appartient.
Profond ce lien qui nous unit à l’endroit où l’on vit. C’est plus qu’un lieu. Il nous rassure. Notre intime lui appartient. Silencieux, il sait tout de nous, joies, tristesses, faiblesses, manies.
Je mesure l’angoisse que vivent les gens qui fuient leur pays. Pas de maison. Pas la langue. Pas les codes. Qu’ils doivent souffrir pour décider de s’exiler et aller là où tout leur est hostile.
Alors oui les vacances c’est fini, mais n’avez-vous pas aussi le plaisir de rentrer chez-vous, de retrouver vos repères, de vous réinscrire dans une certaine routine.
Le connu, le rassurant, sa maison, ses commerçants, ses activités, les visages familiers, tous les problèmes qu’on résout facilement parce qu’on est dans son environnement, c’est tellement important. Tout devient plus simple.
N’est-ce pas ici votre refuge ?
Alors bien sûr tout n’est peut-être pas enthousiasmant dans votre retour, une reprise de travail exigeante, une décision importante concernant votre santé, un engagement envers autrui… peu importe mais dégustez le plaisir d’être chez vous dans votre lieu de paix.
N’est-ce pas là que votre vie se construit : votre vie sentimentale et ses projets, votre carrière, l’éducation de vos enfants peut-être, vos activités préférées, votre quotidien en somme.
Alors dégustez votre retour !
Vous êtes unique, je vous embrasse
J’écoute
Faites-vous du bien, écoutez Erasmo Carlos. Je l’écoute en boucle depuis que j’ai vu le dernier film de Walter Salles, « Je suis toujours là », beau, politique et bouleversant.
0 commentaires