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Dire Non, le chemin de la liberté

9 Mai 2022 | Article

Hello joli mois de mai, Hello chers lecteurs,

Je voudrais que l’arrivée du soleil et le ciel bleu suffisent à remplir votre cœur de bonheur, je sais que ce n’est pas si simple…

Peu importe, passons un moment ensemble.

Aujourd’hui je vous donne quelques conseils pour dire non parce-que le mois de mai n’est pas que le mois du muguet c’est aussi le temps de la révolte et de l’insoumission…

Je vous souhaite un mois de mai rempli de désobéissance et d’affirmation de vous.

 

Un jour il faut que ça cesse

On le sait c’est comme ça, ça ne peut plus durer les peurs, les angoisses, le patron malveillant, les objectifs inatteignables, la violence, les sacrifices, le conjoint absent, le dévouement sans limites, la vie sans intérêt, l’absence de reconnaissance.

A force de nuits sans sommeil, d’inutile culpabilité, d’inquiétude pour tout : la fièvre des enfants, le mal-être adolescent des enfants, les études des enfants… Le toujours plus du patron, le jamais assez du conjoint, les fins de mois difficiles, vous êtes à bout.

A force de vous occuper et de vous préoccuper de tout, tout vous indiffère.

Et oui il est temps de dire non ! de prendre soin de vous ! de prendre conscience de votre importance, d’interdire à qui que ce soit d’abuser de vous, de votre gentillesse, de votre temps, de votre sensibilité…

Pas si simple, d’abord parce-que vous ne savez pas et puis parce-que quand vous osez un non on vous regarde comme une bête curieuse. Vous n’êtes pas une bête curieuse ! juste ça suffit !

Osez un non, un tout petit non pour commencer puis un vrai non, vous verrez ça soulage !

Alors comment faire ?

Comprenons d’abord pourquoi vous ne savez pas dire non :

Les personnes qui ne savent pas dire non ont peur d’être rejetées, qu’on ne les aime pas. Il y a fort à parier qu’ils n’étaient pas aimés inconditionnellement quand ils étaient petits, qu’ils ont vécu une situation de rejet à l’école ou en famille et qu’il en reste de douloureuses cicatrices.

Les personnes qui ne savent pas dire non ont une image négative d’eux-mêmes, ils se dévalorisent. Ils préfèrent satisfaire l’autre plutôt qu’eux-mêmes et ils en souffrent terriblement. Ça engendre chez-eux de nombreux conflits intérieurs : de la frustration, de la colère d’avoir dit oui à une tâche, un travail, un service qu’ils n’ont ni le temps ni l’envie de faire.

Les personnes qui ne savent pas dire non ont souvent eu une éducation rigide avec un parent particulièrement autoritaire qui n’a pas permis la désobéissance. Petit, à l’époque du non (entre 2 et 3 ans), toute tentative d’opposition de l’enfant était sanctionnée par le parent par une menace de punition, un chantage affectif. Par peur du rejet et de l’abandon l’enfant devient un enfant puis un adulte éternellement obéissant. Puis il y a les enseignants et les patrons qui par leurs attitudes peuvent renforcer les angoisses de mal faire : la peur de la punition, l’humiliation de l’objectif non atteint…

 

Et maintenant quelques solutions :

– Réfléchir à ses besoins :

Qu’est-ce que j’aime : de quelles personnes ai-je envie de m’entourer ? quelles activités ai-je envie de faire ? quel travail m’épanouirait ? quels types de sorties ou de vacances j’apprécie ?

– Se donner du temps pour répondre et le droit à l’erreur

Donnez-vous le temps de la réflexion avant de donner une réponse et donnez-vous aussi le droit de revenir sur vos décisions : « ah finalement j’ai réfléchi, je ne pourrai pas, je n’aurai pas le temps, ce n’est pas ma priorité… »

– Distinguer la demande de la personne

N’oubliez pas que vous ne dites pas non à un ami ou à un collègue, vous dites non à une question, vous ne rejeter pas la personne, vous rejetez la proposition. Vous êtes dans un instant présent et la réponse à la demande n’engage en aucun cas la relation.

– Entamer une psychothérapie

Certaines personnes sont tellement dans l’obéissance et la soumission qu’ils en ont oubliés ce qui est bon pour eux. Travailler avec un professionnel pour comprendre, se reconnecter à soi-même, identifier ses vrais besoins, puis apprendre à s’affirmer est dans ce cas indispensable.

Mes conseils :

– Non seulement désobéissez sans culpabilité mais félicitez-vous !
– N’oubliez pas que penser c’est dire non et penser n’est-ce pas exister ? Alors existez ! Aimez-vous ! Vous êtes unique !
– Fuyez les tyranniques, les donneurs de leçons, les manipulateurs, les profiteurs, les « Monsieur je sais mieux que toi », les » Madame tu dois », je sais que vous savez les reconnaître alors ouvrez vos yeux, vos oreilles et fuyez. Vous méritez tellement plus !

Coup de cœur : la tendresse, théâtre des Bouffes du Nord

Enorme coup de cœur pour cette magnifique pièce de théâtre,

8 hommes de 25 ans nous confient avec une touchante intimité et une émouvante sincérité, leurs interrogations, leurs peurs, leurs difficultés d’être homme.

C’est viril, explosif, drôle, sensible, très beau, infiniment tendre.

J’aurais voulu que la pièce ne se termine pas, écouter encore et encore ces généreux acteurs, les regarder danser, pleurer, rire. Je vais retourner les voir !

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