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La peur

3 Mar 2020 | Article

Les émotions : elles nous trahissent, elles nous submergent, elles nous embarrassent, elles nous fragilisent, elles sont positives, elles sont négatives, on voudrait les cacher, on voudrait savoir les montrer. Elles nous rendent « tout-petits » mais tellement vivants en même temps. Tout est compliqué avec les émotions, on en veut, on n’en veut pas, elles peuvent faire un bien fou, elles peuvent détruire. C’est l’amour, c’est la haine, c’est l’amitié, les tripes qui parlent oubliant le rationnel. On les ressent dans notre corps, elles brûlent, elles rougissent, elles pâlissent, elles transpirent, elles palpitent, elles pleurent.

Elles sont au nombre de 4 : la colère, la peur, la tristesse, la joie. Elles nous sont toutes utiles, elles nous préservent du danger, nous permettent d’évacuer, d’exprimer l’indicible loin du rationnel. Dans ma lettre de mars 2019, je vous ai longuement parlé de la colère, aujourd’hui place à la peur.

Dès notre plus jeune âge nous avançons en nous confrontant à la peur en l’acceptant et en la maîtrisant. Si nous n’avions pas apprivoiser la peur nous n’aurions jamais appris à marcher de peur de tomber, pris la voiture de peur d’un accident, fait du sport de peur d’une entorse, passer un examen de peur de l’échec, embrasser de peur du premier baiser. La peur est une émotion indispensable à notre survie, elle nous avertit d’un danger. Les raisons d’avoir peur sont multiples et propres à chacun : le conflit, les autres, soi, les araignées, l’eau, les tunnels… La liste peut s’étendre à l’infini.

La peur construit aussi, symboliquement elle est représentée par le père et permet à l’enfant de se détacher du lien fusionnel qu’il entretient avec sa mère.

Mais si elle est garante de notre sécurité, elle peut aussi devenir encombrante quand elle se manifeste pour tout et rien. Certaines personnes ont peur de tout, alors la paralysie s’installe.

Une fois de plus nous ne sommes pas égaux face à la peur. La peur est inscrite en nous depuis la nuit des temps de façon saine et instinctive pour préserver l’intégrité de notre corps. Puis, notre éducation dès bébé nous conditionne face à la peur, nos parents ajoutant aux peurs utiles leurs propres peurs ou au contraire se montrant très rassurants face aux différents éléments et étapes de la vie. Exemple : demander à son enfant d’envoyer un sms tous les matins à son arrivée au collège, c’est sous-entendre que le trajet maison-collège est très dangereux et aussi ne pas lui faire confiance !

Quand les peurs deviennent invalidantes, qu’elles empêchent de vivre, il faut consulter et travailler sur celle qui sous-tend toutes les autres : la peur de la mort.

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