Etre parents d’un adolescent est une source d’inquiétude et d’angoisse. Alors, certes, ce n’est pas simple, vos nerfs sont à vif, cependant vous le savez c’est une période difficile à traverser et finalement au fond de vous, vous savez que ce comportement qui vous insupporte n’a rien d’anormal. 

Vous trouverez dans cet article quelques repères vous permettant de juger si son comportement doit ou non vous inquiéter.

 

Quand ne pas s’inquiéter ?

Votre adolescent est insolent avec vous, en revanche vos amis le trouvent adorable, à tel point que vous vous demandez ce que vous avez bien pu faire pour mériter ça  !

Votre adolescent s’isole dans sa chambre, rechigne à participer aux activités proposées par la famille, vous avez l’impression de lui imposer un calvaire quand auparavant il ne s’agissait que d’une tradition familiale.

Votre adolescent réagit vivement à la moindre réflexion de votre part, il est irritable. Vous vous interrogez, avez–vous été si violent ? Pourquoi tant de susceptibilité ?

Votre adolescent passe plus te temps avec son téléphone qu’avec sa famille. Ce foutu téléphone est-il vraiment plus important qu’un moment passé avec ses frères, son père, sa mère ?

C’est vrai, ces comportements ne sont pas agréables pour les parents, même insupportables parfois, mais rien d’inquiétant, votre adolescent a simplement entamé son long voyage, destination l’âge adulte.

 

Quand s’inquiéter ?

En revanche si vous constatez que votre adolescent a les comportements suivants, il y a de vraies raisons de s’inquiéter :

. Il refuse de s’alimenter, anorexie.
. Il mange démesurément, boulimie.
. Il dort mal.
. Il se néglige et maltraite son corps, scarification.
. Il fugue.
. Il fait des tentatives de suicide.
. Il se replie sur lui-même et fuit tout lien social.
. Il désinvestit l’école.
. Il sèche les cours
. Il se drogue.
. Il boit de l’alcool sans limite.

 

Que faire ?

Dans tous ces cas vous devez réagir.
Si le dialogue est difficile, commencez par une consultation chez votre médecin traitant qui saura prendre la mesure du problème et l’encourager à consulter un psychothérapeute.

Si votre adolescent est d’accord pour voir un psy, assurez-vous rapidement qu’il se sent en confiance et s’y exprime librement. Si ce n’est pas le cas, proposez-lui d’en changer. De la qualité de la relation établie avec son psy dépendra son mieux-être et la réussite de cette démarche.

Malheureusement une grande majorité d’adolescents ne veulent pas entamer une psychothérapie. Dans ce cas-là, proposez-lui de consulter ensemble et d’entamer une thérapie familiale, vous verrez c’est une démarche qui apporte beaucoup et à tout le monde, chacun se comprend mieux, les relations s’apaisent et l’ambiance à la maison change. Même si votre adolescent est silencieux pendant les séances, le fait d’entendre les inquiétudes de ses parents et les remarques et conseils d’un spécialiste l’amènent à être rassuré et à changer petit à petit son comportement.

Dans certains cas, les plus graves tels que tentative de suicide, drogue, anorexie… une hospitalisation peut s’avérer nécessaire.

 

En conclusion

Soyez à l’écoute de votre adolescent et toujours ouvert au dialogue, ce n’est pas simple et demande souvent une patience inouïe. Sans vous inquiéter outre mesure, ne négligez aucun signe et n’hésitez pas à consulter un professionnel, mieux vaut consulter pour un trouble sans importance que de passer à côté d’une difficulté grave.

 

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