Ce matin, un de mes amis très cher me parlait de sa timidité maladive, l’angoisse d’être interrogé à l’école, les filles qu’il a loupées, les gens qu’ils n’osaient pas regarder dans les yeux, la rougeur qui lui montait au visage quand on le complimentait, les scénarios d’évitement pour ne pas parler en public, les maux de ventre, les mains moites, toutes les opportunités ratées, le trou de souris dans lequel il a rêvé des milliers fois de se réfugier pour qu’on l’oublie, qu’on lui foute la paix. Pourtant cet homme est remarquablement intelligent, plus beau que la moyenne, d’où lui vient donc cette peur viscérale ?

Cette discussion, ce matin, avec cet ami si sensible m’a décidé de vous donner quelques éclairages sur la timidité : d’où vient-elle ? Comment la combattre ?

D’où vient-elle ?


– De l’éducation

La timidité prend le plus souvent racine dans l’enfance. Le manque d’affection et d’attention et une trop grande sévérité dans l’enfance créent des timides. À l’inverse, les parents qui complimentent et idéalisent trop leur enfant, qui lui font porter tout le poids de leurs ambitions, développent, sans s’en rendre compte, une grande timidité chez l’enfant, il se trouve bien trop petit pour être à la hauteur de tant de projections, il perd ses moyens et vit dans la peur de décevoir. Les conflits familiaux, toujours ressentis par les enfants, sont une source d’angoisse et de profond mal-être et il en découle fréquemment un comportement timide chez l’enfant, qui est tétanisé par la peur et l’incompréhension.

D’un évènement traumatique

L’enfant, l’adolescent ou l’adulte qui a vécu des humiliations, de la honte, des moqueries répétées, se renferme sur lui-même, s’isole et se réfugie dans la timidité, signe d’une souffrance extrême.

– De la perte

Les personnes qui ont perdu un parent en bas âge développent souvent une grande timidité. L’incompréhension, le chagrin, la perte d’un appui si fort que représente un père ou une mère les plongent dans une douleur immense et souvent un grand isolement autant intérieur qu’extérieur.

Comment la combattre ?


– Travailler la confiance en soi

Apprenez à vous faire confiance, à ne pas vous soucier de ce que pensent les autres. Ce que vous pensez est juste, ne vous laissez pas influencer, soyez honnête avec vous-même. Osez être vous-même, écoutez cette petite voix à intérieure qui vous dit ce qui est bon pour vous. Lisez ma lettre de la nouvelle année et inspirez-vous du chapitre « vous êtes unique : estimez-vous »

Apprendre à être calme

À chaque fois que vous vivez une situation anxiogène, concentrez-vous sur votre respiration, respirez doucement, calmement avec votre ventre, et dites-vous que la personne qui est en face de vous est juste un être humain comme vous avec ses craintes et ses faiblesses, rien de plus rien de moins. Faites du yoga, de la relaxation, de l’hypnose pour vous apprendre à vous calmer, à vous faire confiance.

– Accepter les compliments

D’abord, appréciez-vous et reconnaissez vos qualités, elles sont innombrables et apprenez à accepter les compliments de vos amis, vos collègues, vos clients. Vous avez de la valeur, c’est normal qu’on vous le fasse remarquer.

Mon message

 

Je ne peux qu’encourager les timides à entamer un travail sur eux avec une personne compétente, surtout qu’ils ont d’immenses atouts, un des principaux étant d’être un très bon manager. En effet, le timide à des qualités d’écoute, d’empathie et de tolérance hors du commun, il est réfléchi, créatif et modeste, il a le don d’écouter, de motiver et de mettre en avant les différents membres de son équipe. Et c’est bien-sûr un ami, un compagnon, un parent sur qui l’on peut compter en toutes circonstances.

Alors mon message à tous les timides : faires-vous aider, vous vous étonnerez et surtout serez étonnés du respect et de la confiance qu’on vous porte.