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Touchante jeunesse

1 Sep 2021 | Article

Parce-que depuis quelques mois les rencontres ont repris, les discussions vont bon train.

2 discussions que j’ai eues avec 2 amies tellement chères à mon cœur m’ont interloquée.

L’une m’expliquait à quel point les jeunes qui se tatouaient n’avaient rien dans la tête : « ils ne se rendaient pas compte à quel point ça deviendrait laid en vieillissant », « ils ne se rendaient pas compte que dans 10 ans leur tatouage ne leur plairait plus » et puis « ils en avaient partout, c’était addictif !».

L’autre me confiait qu’elle était inquiète : « ils sont trop gâtés », « ils veulent tout sans rien faire », « ils sont ingrats », « ils ne supportent pas la frustration »… En bref, ce serait des incapables !

Et certains disent aussi en : « 2020 et 2021, trop facile, on leur a donné leur bac ».
Et je ne sais pas pourquoi, quand j’entends ça, quelque chose bout en moi… Je sens que ce n’est pas vrai… Je sais que ce n’est pas vrai comme quand on me disait, petite, que les filles c’était moins bien que les garçons ! CE N’EST PAS VRAI, je le sais !

Déjà je trouve très injuste de les accuser de choses dont ils ne sont pas responsables. Ils sont trop gâtés : jusqu’à preuve du contraire s’ils sont trop gâtés, ce n’est pas de leur faute c’est de la nôtre !

Si on leur a donné le bac, ce n’est pas de leur faute, en termes de Covid ils n’y sont pour rien ! j’ai même tendance à penser que si nous, les grands, avions respecté notre précieuse terre, ce foutu virus n’aurait jamais existé. Sans aucun doute côté écolo ils sont bien plus engagés que nous ! on devrait en prendre de la graine !
Et les accuser de mauvais goût en termes de tatouage ça me fait sourire… je dirai même que ça révèle notre côté « has been », vieux, dépassé… Je me souviens de ma grand-mère qui n’aimait pas mes mini-jupes et je me disais que décidément les vieux n’y comprenaient rien ! Et je m’étais promise de respecter et d’aimer les nouvelles tendances et de les comprendre aussi…

Les jeunes… moi, je ne les trouve ni trop gâtés, ni mal fagotés… ni paresseux, ni moins intelligents que nous ! Au contraire, ils m’épatent ! Je les observe, mes fils, mes nièces, leurs amis, mes jeunes patients… Je les vois se débattre avec ce monde bien compliqué qu’on leur donne. Ils sont moins soumis que nous, je crois. Ils osent plus : des start-up, des nouveaux concepts, des études et du travail à l’étranger, de la liberté dans le couple, des coming out, des enfants seuls, des amours étrangères. Plus que nous ils remettent en question la société de consommation, l’importance de l’argent, le respect de l’environnement, le sens de leurs choix. Oui… je parle avec eux de tout ça et ils sont passionnants !

Evidemment, ils ont peur, ils sont angoissés, ils avancent, ils reculent, ils ne sont pas sûrs… Ils rêvent de construire leur bonheur, pas celui qu’on imagine pour eux … non… le leur ! et ils font ce qu’ils peuvent du mieux qu’ils peuvent avec leurs fragilités et je trouve qu’ils ne se débrouillent pas si mal ! Je les admire.

A tous les Julien, les Hugo, les Aurélie, Les Adam, les Anatole, les Jeanne et les Louise, les Jules, les Lucas, les Nina, les Ahmed, les Omar, les Kenza, les Mathilde… continuez d’avancer, de dire non… de chercher votre voie… de vous tromper, d’être différents, de vous rebeller… de partir de l’autre côté de la terre… de refuser qu’on vous formate, qu’on vous exploite… de trouver, d’aimer, de rompre… de vous opposer à nos vues ringardes… de vous tatouer… de tomber, de vous relever… d’essayer de proposer un monde nouveau, de viser la lune… de me subjuguer, de me toucher…

Faites à votre manière ! Je vous aime et vous embrasse.

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